Zombie ou infecté ?

September 26, 2019

 

Dans la thématique zombie, deux descriptions s'affrontent. Celle du zombie revenue à la vie, qui déambule mollement en quête de chair fraiche : le zombie type Romero ou The Walking dead et l'hystérique aux yeux injectés, qui courre... en quête de chair fraiche : type World war Z ou 28 jours plus tard.

Bon, vu comme ça, la différence n'est pas évidente? La nuance ne tiendrait elle qu'à son dynamisme ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Non, il y a une différence majeure : le zombie est mort, pas l'infecté.


Plus précisément, le zombie de type Romero est une personne morte, qui pour une raison inconnue, revient à la vie pour s'attaquer aux vivants.

Cette tradition est, à l'origine, issue du folklore africain et haïtien où un sorcier (un bokor) fait revenir un mort à un semblant de vie, pour lui servir d'esclave ou pour le punir. En réalité bien sûr, le mort ne l'est pas vraiment. Le sorcier se sert d'une drogue, la tétrodotoxine, issue du poisson Fugu, ou poisson globe, pour simuler la mort puis pour aliéner la conscience de sa victime une fois exhumé.


Ce zombie de type Roméro a quand même bien évolué depuis les légendes d’antan et la culture Vaudou : le mort-vivant n'a d'autres buts que de chercher à dévorer les vivants et une simple morsure suffit à contaminer le mordu, qui deviendra à son tour un zombie.

Ce zombie n'est pas très fort, il bouge lentement et ne peux pas sauter. Dans certains écrits on apprend également qu'il lui est impossible de monter une pente abrupte, d'où l'utilité pour le survivant d'installer son refuge en haut d'une cote. Mais il est difficile à neutraliser puisque il est déjà mort. Seuls les coups au cerveau sont efficaces. Ainsi on peut voir des zombies au corps particulièrement abimé, voire incomplet (une tête et un tronc par exemple), qui ont encore la faculté d'attaquer. Certain ne peuvent plus marcher, on les appelle les crawlers.

 

L'infecté quant à lui est apparu plus récemment, notamment dans 28 jours plus tard de Danny Boyle ou plus récemment dans le film World War Z.

L'infecté est un zombie vivant. Il est au départ contaminé par un virus mais la morsure est aussi contaminante. Il est extrêmement agressif et dynamique, mais étant totalement décérébré, il ne ressent pas la douleur, ce qui le rend difficile à stopper. Il n'en est pas pour autant immortel. On peut s'en débarrasser de la même manière que n'importe quel autre vivant : n'importe quelle arme fera l'affaire, tout comme un climat rigoureux ou les effets du temps sur la détérioration de son corps. Son regard halluciné et son hystérie extrême pourraient le faire ressembler à un junkie bourré au crack, le parallèle a parfois été évoqué lors de descentes de police un peu "chaudes".

On pourrait aussi comparer l'infecté à un enragé. Les chiens contaminés par la rage sont plus agressifs et dégoulinent de bave. Un humain atteint du même mal, dans une forme extrême ressemblerait beaucoup à un "zombie vivant", d'autant plus s'il a eu l'occasion de mordre quelqu'un et qu'il se retrouve avec du sang plein la bouche.

Il y a quelques siècles, la peste a décimé littéralement certaines régions, alors qu'on ne comprenait encore rien à l'épidémiologie. Les symptômes se traduisaient par des plaies purulentes, qui s'étendaient rapidement et entrainaient inévitablement la mort. Le mode de transmission n'était pas encore compris mais on savait que le contact avec un infecté était fatale.

Ces épidémies de rage et de peste sont tout à fait comparables à une épidémie zombie. A l'époque on n'avait aucun remède ni aucun moyen de se protéger. Aujourd'hui la médecine a évidement fait des progrès mais si une maladie aussi mortelle et contagieuse se déclarait sans qu'on ne connaisse d'antidote, avec les modes de communications moderne propices à une propagation rapide, les ravages seraient extrêmes.

Morts pour les uns, vivants pour les autres, les zombies et les infectés font partie de la même famille. Les zombies sont à l'honneur dans la série Walking dead mais la plupart des autres productions sont plutôt tournées vers les infectés. On le comprend facilement car ces derniers, plus modernes sont plus ancrés dans la réalité ou l'actualité, avec un contexte de menace terroriste et de bombe dite sale.

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